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L’influence des arts plastiques dans le cinéma (Troisième partie)

   
   

Par Adriana Schmorak Leijnse

 

Voir la Partie  1, 2, 4, 5

 

Dans ce troisième volet, nous développerons la thématique des relations entre le cinéma et la peinture par ordre chronologique et historique, depuis la peinture du « Costumbrismo » dans « Zama » de Lucrecia Martel jusqu’à l’art déco dans les deux versions de « Gatsby le magnifique ».

 

L’Amérique magique et la peinture « Costumbrista » dans Zama de Lucrécia Martel
Zama est une coproduction argentino-brésilienne de 2017. Écrite et réalisée par Lucrécia Martel, avec Daniel Giménez Cacho, Lola Dueñas, Matheus Nachtergaele et Juan Minujín. Le scénario est tiré du livre du même nom de l’écrivain de Mendoza Antonio Di Benedetto.
Asunción du Paraguay, XVIIIe siècle. Diego de Zama, fonctionnaire de la couronne espagnole, attend une lettre du roi qui le transférerait de son poste d’Asunción à un nouveau à Buenos Aires. Plusieurs années passent et la lettre n’en finit pas d’arriver. Constatant que cette l’attente lui fait tout perdre, Zama décide de se joindre à un groupe de soldats qui partent vers des terres lointaines à la recherche d’un dangereux bandit.
Bien que le film respecte le texte d’Antonio Di Benedetto, en ce qui concerne l’esthétique du réalisme magique, il a fallu étudier la peinture de l’époque permettant de traduire le texte littéraire en images, en décor, en costumes et en maquillage. La peinture « costumbrista » et historique latino-américaine, ainsi que les lithographies réalisées par des artistes voyageurs, remplirent cet objectif. Le film ne fait aucune mention au rôle des jésuites au Paraguay. Il n’y a ni croix ni référence à la religion catholique (je ne connais pas les raisons pour lesquelles la réalisatrice Martel a pris cette décision), nous devons donc considérer les tableaux religieux du point de vue de la scénographie et de la typographie des personnages non religieux.

Johann Moritz Rugendas : « L’enlèvement. Libération d’une captive », 1848 ; « Famille de cultivateurs », 1835 ; « Village de Tapuyos », 1824 ; « Une rue de Lima », 1843 ; Juan Manuel Blanes : « La Paraguayenne » (1879), « Le guide » (1875), « Les trois chiripás » (1881), Raymond Monvoisin : « Couple paraguayen » (1859), « Dame du Pérou », 1845 ; « Portrait d’Emilia Herrera Toro «, 1843 ; « La capture de Caupolican » (1854) ; Cándido López : « Itapiru, Paraguay », 1866 ; « Bataille de Tuyutí », 1866 ; « Après la bataille de Curupaytí », 1866 ; Prilidiano Pueyrredón : « Halte devant l’épicerie de campagne », 1860 ; « En parcourant le domaine », 1865, « Portrait de Manuelita Rosas », 1861 ; Jean-Baptiste Debret : Lithographies : « La charge de cavalerie Guaicuru », vers 1834-1839, « Retour à la ville d’un propriétaire de Chacara » et « Litière pour voyager à l’intérieur des terres », c.1834-181839. Victor Meirelles de Lima : « Combat Naval du Riachuel », 1882/83 ; « Aspect de la guerre du Paraguay » (vers 1868/1870); « La Première Messe au Brésil », 1860

 

Impressionnisme et postimpressionnisme chez Minelli et Scorsese
Un Américain à Paris. États-Unis, 1951. Directeur : Vincente Minnelli. Acteurs : Gene Kelly, Leslie Caron, Oscar Levant, Georges Guétary, Nina Foch, Ernie Flatt, Alex Romero et Dickie Humphreys.
Synopsis : un peintre américain vivant dans le Paris bohème de la belle époque, en vendant mal ses toiles dans les rues, connaît et tombe amoureux de l’employée d’un magasin de parfum, une jeune femme qui, sans qu’il le sache, est également courtisé par un de ses amis musicien.

 

Vincente Minnelli (réalisateur) et Gene Kelly (danseur dans le rôle principal), avec l’aide de la couturière Irene Sharaff et du directeur de la photographie John Alton, ont utilisé l’impressionnisme et le postimpressionnisme pour transporter le spectateur à l’univers bohème du vieux Paris. Bien que la plus grande partie du film ait été tournée en studio, les plans généraux de la ville et ses détails, les habitants, le quartier, le marché aux fleurs, le vieux grenier de Montmartre nous sont montrés dès le début.
Le traitement des couleurs est remarquable, en Technicolor trichromatique, en particulier lors de l’éblouissant et triomphal ballet final, où la photographie de John Alton a réussi à capter, en démontrant une grande maîtrise, l’esthétique picturale des impressionnistes, conformant un hommage rendu par le cinéma à la peinture française de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, à la danse classique et aux claquettes ainsi qu’à la musique de George Gershwin. Pour les effets spéciaux, on a utilisé la technique du « matte painting » ou peinture sur cache, une combinaison de décors réels et d’autres peints sur verre qui, superposés, donnent l’illusion d’un décor unique.
Accompagnées par la musique et le dynamisme de la chorégraphie, les tableaux de Vincent Van Gogh défilent (la façade de l’opéra est projetée avec son célèbre ciel étoilé en arrière-plan), Pierre Auguste Renoir et Edouard Manet sont visuellement cités dans la scène du quai où l’on voit des fleurs, les œuvres d’Henri de Toulouse-Lautrec apparaissent sur les scènes imaginaires du Moulin Rouge, Henri Rousseau est évoqué de manière imagée à travers le zoo, les frères Raoul et Jean Dufy le sont par la place de la Concorde, Maurice Utrillo par Montmartre, dans un tourbillon de formes, de sons, de lumières, de taches de couleurs et de décors aussi changeants que théâtraux.

Pour donner plus de précision aux citations, voyons les titres des tableaux mentionnées ci-dessus :

 

  • Vincent van Gogh. La nuit étoilée, 1889, huile sur toile, MoMa, New York.
  • Henri de Toulouse-Lautrec. Chocolat dansant dans un bar, 1896, peinture à l’essence, crayon bleu et crayon Conté. Musée Toulouse-Lautrec, Albi, France.
  • Henri de Toulouse-Lautrec. Bal au Moulin Rouge, 1890, huile sur toile, Philadelphia Museum of Art, Philadelphie, Etats-Unis.
  • Henri Rousseau. La Bohémienne endormie, 1897, huile sur toile, MoMa, New York.
  • Raoul Dufy (1877-1953). La fontaine de la Place de la Concorde, 1931, aquarelle et gouache.
  • Raoul Dufy (1877-1935). La tour Eiffel, 1935, aquarelle, collection privée.
  • Jean Dufy (1888-1964). Place de la Concorde (1950 et 1952), huile sur toile.
  • Jean Dufy (1888-1964). La Seine au pont du Carrousel (1954-1950), huile sur toile.
  • Maurice Utrillo. L’église Saint-Séverin, 1913, huile sur toile. National Gallery of Art, Washington DC.
  • Pierre Auguste Renoir. La cueillette des fleurs, 1875-1876, huile sur toile. National Gallery of Art, Washington DC.
  • Edouard Manet. Jeune femme parmi les fleurs, 1879, huile sur toile, collection privée.

 

Le temps de l’innocence (titre original : The Age of Innocence) est une adaptation cinématographique, de 1993, du roman homonyme écrit par Edith Wharton en 1920. Le film, réalisé par Martin Scorsese et mettant en vedette à Daniel Day-Lewis, Michelle Pfeiffer et Winona Ryder a remporté l’Oscar à la meilleure création de costumes.
Synopsis : le film se passe à New York dans les années 1870, dans un contexte aristocratique régi par des règles sociales strictes où tous les personnages ont des liens de parenté. Newland Archer (Daniel Day-Lewis) est un jeune avocat, issu d’une illustre dynastie, qui est fiancé à May Welland (Winona Ryder), jeune membre de l’une des familles les plus importantes et les plus riches des États-Unis, apparemment naïve, qui a été éduquée pour apprendre à contrôler ses sentiments et à se comporter conformément à ce que son environnement social attend d’elle. Tout change lorsque sa cousine revient à la ville, devenue la comtesse Ellen Olenska (Michelle Pfeiffer). Celle-ci vient de quitter l’Europe, laissant son mari infidèle et violent, pour chercher refuge dans sa famille paternelle, les Mingott. Les qualités de la comtesse Olenska attirent immédiatement Newland Archer, qui en tombe éperdument amoureux, tout en la forçant à cacher ses sentiments, de manière à ce que sa qualité de fiancé ne soit pas découverte.

 

Le film présente des références directes et indirectes à certaines œuvres plastiques. En ce qui concerne les références directes, des reproductions d’œuvres connues apparaissent dans certains cadres, faisant partie de la scène, pour nous permettre de réfléchir à la situation des personnages. Scorsese présente ainsi un jeu de miroirs composé d’images qui se font référence les unes aux autres. L’arrière-plan « reflète » ce qui se passe au premier plan.
Newland Archer (Daniel Day-Lewis) arpente le magnifique hôtel particulier Beaufort de la Cinquième Avenue, lors du bal annuel de l’opéra, tout en admirant sa décoration intérieure. Dans la salle de bal principale, le narrateur fait référence à Larry Laffers (Richard E. Grant) et à l’hypocrisie des jeunes gens. Derrière Laffers se trouve un miroir dans lequel, lui et sa jeune interlocutrice, se reflètent et à sa droite, une reproduction du tableau « Chut ! (Le concert) » du peintre réaliste français, James Tissot. Réf : James Tissot, « Chut ! (Le concert), 1875, huile sur toile, Manchester Art Gallery. Tissot a représenté dans ce tableau un salon animé de Kensington dans laquelle une violoniste et le pianiste l’accompagnant s’apprêtent à donner un concert. La première chose qui attire l’attention dans le tableau, est que les musiciens ont été relégués au second plan, tandis que les personnages composant le public, au premier plan, tournent le dos à ce qui devrait être leur centre d’intérêt, tout en continuant de converser et de se distraire de manière impolie, entrant dans la pièce au mauvais moment ou en utilisant leurs éventails avec une incontestable expression d’ennui sur le visage. Les concertistes, sans aucun doute, n’occupent pas le centre de la scène, le regard ne se porte sur eux que pendant un instant, puis parcourt un demi-cercle imaginaire qui va de la figure féminine qui porte un éventail au premier plan (dos à dos, faisant miroir, avec une autre ayant les épaules nues, assise négligemment) jusqu’aux invités descendant les marches qui arrivent en retard. Le public de ce concert ne semble ni averti ni mélomane, il ne semble être là que pour des motifs purement sociaux.
Pendant que Newland Archer se promène toujours dans l’hôtel particulier, d’autres reproductions d’œuvres apparaissent à l’écran : « Un duel après le bal » (1859) de Jean-Léon Gérôme, dont l’original appartient au musée Condé de Chantilly. Dans la peinture, un bal masqué se termine tragiquement par un duel à mort dans lequel un jeune homme vêtu en Pierrot, succombe dans les bras d’un ami, vêtu en duc de Guise. La scène se déroule en plein hiver, le corps blessé de Pierrot repose sur la neige blanche. Le tableau compare le monde à un bal masqué ou à une pièce de théâtre dans laquelle chacun de nous joue un rôle. Mais la mort met fin à cette farce.

D’autres références picturales sont présentes dans les salons de la fête du film : « Too Early », 1873, « The Political Lady », 1885 et « Le Bal », 1879 de James Tissot.
Pour les scènes en extérieur, le film s’est inspiré des maîtres de la couleur et de la lumière, les impressionnistes et les divisionnistes. La scène où Ellen et Newland sont dans le parc a été empruntée presque littéralement à « Un dimanche après-midi à la Grande-Jatte » (1884) de George Seurat, bien qu’il y ait aussi des références à d’autres œuvres tels que « Le Déjeuner au bord de la rivière » (1879 ) de Pierre Auguste Renoir, « Morning Walk » (1888) de John Singer Sargent et enfin « Afternoon in the Park » (1887) et « Summertime » (1886) de William Merritt Chase.

La scène de la discorde dans le couple principal qui se déroule sur le quai, au coucher du soleil, nous renvoie à « Femme à l’ombrelle tournée vers la gauche » (1886) de Claude Monet, « Impression, soleil levant » (1872) de Claude Monet, « Canotier à Argenteuil » (1873) de Pierre-Auguste Renoir, « A boating party » (1889) de John Singer Sargent, « Afternoon by the Sea » (1888) et « An Afternoon Stroll » (1895) de William Merritt Chase.

 

Trois films-hommages à Vincent Van Gogh

Lust for Life (« La vie passionnée de Vincent van Gogh » en France) est un film américain de 1956, écrit par Norman Corwin, tiré du roman du même titre, écrit en 1934 par Irving Stone.
Le film a été réalisé par Vincente Minnelli et était interprété par Kirk Douglas, Anthony Quinn, James Donald, Pamela Brown, Jill Bennett, Everett Sloane et Henry Daniell. La musique est de Miklós Rózsa, la photographie de Russell Harlan et Freddie Young, et la direction artistique est de E. Preston Ames, Cedric Gibbons, et Hans Peters. Anthony Quinn a remporté, en 1957, l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle (pour son rôle de Paul Gauguin). Kirk Douglas reçut le Golden Globe Award 1957 pour son interprétation du personnage principal (en tant que Vincent), ainsi que le NYFCC Award (prix du cercle des critiques de cinéma de New York), en 1956, pour le même rôle.
Classique entre les classiques mais aussi l’un des biopics les plus célèbres de l’histoire du cinéma, « Lust for life » relate les tribulations de Vincent Van Gogh depuis sa prédication religieuse dans les régions minières pauvres de Belgique, jusqu’à son contact avec l’avant-garde impressionniste établie à Paris, en passant par ses premiers contacts avec la peinture en Hollande, son pays natal où il peignait les paysans effectuant leurs tâches quotidiennes. Un lien de dépendance l’unissait à son frère Theo, qui l’a aidé tout au long de sa vie, à la fois émotionnellement et financièrement. Minnelli et son scénariste, Norman Corwin, ont particulièrement mis l’accent sur l’amitié conflictuelle existant entre Vincent Van Gogh et Paul Gauguin.
Van Gogh est tiraillé entre la réalité et le rêve. Il s’efforce de réaliser ses rêves, mais il n’y arrivera pas. Minnelli s’identifie à lui en tant qu’artiste plasticien qu’il a été par le passé, mais surtout en tant que créateur qui se donne corps et âme à son travail. Minnelli abandonne, pour la première fois, l’artifice des studios pour filmer en extérieur, recherchant les couleurs et la lumière naturelle qui ont poussé impressionnistes et postimpressionnistes à peindre à l’air libre.
La voix off extraite des nombreuses correspondances entre Théo et Vincent Van Gogh donne au film un air de documentaire, ce qui n’a pas empêché le réalisateur d’utiliser toutes sortes de truquages, y compris par l’emploi de dessins animés, dans l’une des dernières scènes dans laquelle le peintre hollandais est attaqué par des corbeaux alors qu’il peint dans des champs de blé, près d’Arles.
Minnelli gère le cinémascope avec une rare habileté et emploie des plans-séquences somptueux, aux moments les plus pertinents, pour raconter la vie de Vincent van Gogh avec une extrême délicatesse et une importante densité dramatique, nous transmettant du même coup quelques considérations sur l’art.

Les références aux arts plastiques présentes dans ce film sont si nombreuses qu’il serait impossible de toutes les énumérer dans cet article. Nous nous limiterons donc à certaines d’entre elles :

 

  • Jean-François Millet. L’Angélus, 1857-1859, huile sur toile, Musée d’Orsay.
  • Vincent Van Gogh. Les mangeurs de pommes de terre, 1885, huile sur toile. Van Gogh Museum, Amsterdam.
  • Vincent Van Gogh. Autoportrait au chapeau de paille, huile sur toile, 1887. Detroit Institute of Arts, États-Unis.
  • Vincent Van Gogh. Portrait du Dr. Gachet, 1890. Collection privée, Tokyo.
  • Vincent Van Gogh. La chambre de Van Gogh à Arles, 1888. Van Gogh Museum, Amsterdam. Vincent Van Gogh. Champ de blé aux corbeaux, 1890, Van Gogh Museum, Amsterdam.
  • Vincent Van Gogh. Vase avec quinze tournesols, 1889. The National Gallery, Londres.
  • Vincent Van Gogh. Pont de Langlois, 888. Kröller-Müller-Museum, Otterlo.
  • Vincent Van Gogh. Terrasse du café le soir, 1888. Kröller-Müller-Museum, Otterlo. Vincent Van Gogh. La Nuit étoilée, 1889, Moma, New York.

 

Rêves d’Akira Kurosawa (1990). Sketch « Les Corbeaux ».
Rêves, également connu sous le nom des Rêves d’Akira Kurosawa, est un film qui a été produit au Japon et financé aux États-Unis en 1990. Il est divisé en huit sketchs, correspondant à huit véritables rêves vécus par le propre réalisateur japonais. Les huit rêves se succèdent dans différentes parties de sa vie, à en juger par l’évolution de son personnage principal.
Le sketch « Les corbeaux » est interprété par Martin Scorsese dans le rôle de Van Gogh. Il raconte l’histoire d’un étudiant en arts (Akira Terao) qui découvre les œuvres du peintre néerlandais dans un musée imaginaire (il n’existe pas, dans la vie réelle, de musée qui expose toutes les œuvres de Van Gogh apparaissant dans le film). Plusieurs reproductions, créées spécialement pour l’occasion, citent les originaux suivants, dont certains ont déjà été énumérés dans le paragraphe concernant « Lust for life » : « Autoportrait » (1889), « La nuit étoilée » (1889) « Tournesols » (1889), « Le pont Langlois » (1888), « Champ de blé aux corbeaux » (1890), « La chambre de Van Gogh à Arles » (1888). Une reproduction de « La chaise de Van Gogh » (1888), dont l’original appartient à la National Gallery de Londres, apparaît également à l’écran.
Notre jeune héros, qui représente Kurosawa dans la fiction, revient sur ses pas et observe durant quelques secondes « Le pont Langlois ». C’est à ce moment-là que surgit la magie du cinéma car le tableau prend vie. Le jeune homme entre littéralement dans le tableau, traverse les ponts, les champs de blé et les allées bordées de cyprès. Au moment où les corbeaux envahissent les champs de blé, le prélude N° 15 de Frédéric Chopin se fait alors entendre. Après une brève rencontre, Van Gogh quitte la scène et notre héros lancé à sa poursuite atteint le boulevard Mirabeau à Saint Rémy, avec ses platanes robustes représentés dans la tableau « Les Larges Platanes, cantonniers à Saint-Rémy » de 1889 (Cleveland Museum of Art).
Les effets spéciaux ont été réalisés par l’entreprise Light & Magic de George Luca. Pour cela, on a utilisé le Chroma Key ou « incrustation », qui consiste à filmer un personnage sur un fond vert, pour que, en post-production, on remplace ce dernier par un autre fond fixe ou en mouvement (dans le cas des «Corbeaux » le personnage est le jeune peintre, et les fonds, des reproductions de peintures de Van Gogh). De nos jours, le processus s’effectue entièrement au moyen de programmes informatiques.

 

Loving Vincent (2017) de Dorota Kobiela et Hugh Welchman
Loving Vincent est un film biographique d’animation, de 2017, coproduit par le Royaume-Uni et la Pologne, retraçant la vie de Vincent Van Gogh et les doutes qui ont surgi au cours des dernières années concernant les circonstances de son décès. Il a été écrit et réalisé par Dorota Kobiela et Hugh Welchman et est interprété par Douglas Booth, Jérôme Flynn, Saoirse Ronan, Helen McCrory et Éléanor Tomlinson. Chacune des 65 000 prises de vues est une peinture à l’huile, créée par une équipe de 115 peintres, imitant le style de l’artiste néerlandais.
Contrairement à d’autres films d’animation, dans lesquels le tournage est transformé en animation par le biais d’un programme informatique, dans « Loving Vincent », le point de départ était les œuvres de Van Gogh, ensuite la peinture des scènes réalisée à la main, image par image, ainsi que leur tournage, et enfin, le montage de l’ensemble. Une équipe de 115 peintres a travaillé sur le projet, évoquant, d’une certaine manière, la technique d’animation à la main de l’âge d’or des studios Disney.
Le film a été présenté pour la première fois au Festival international du film d’animation d’Annecy en 2017 et a remporté le prix du meilleur film d’animation lors de la 30e édition des prix du cinéma européen de Berlin.
Des tableaux célèbres de Van Gogh sont de nouveau cités ici, de même que ceux déjà mentionnés : « La Nuit étoilée », « Champ de blé aux corbeaux » et « Portrait du Dr. Gachet ». Également l’ »Autoportrait » de 1889 actuellement exposé au musée d’Orsay, le « Portrait du père Tanguy » (1887), qui fait partie de la collection du musée Rodin, « Champ de blé avec cyprès » (1889) du Metropolitan Museum, New York ; « Fille en blanc », 1890, de la National Gallery of Art, Washington DC ; « Banque de l’Oise à Auvers », 1890, Detroit Institute of Arts; « Portrait d’Adeline Ravoux », 1890, collection privée ; « Marguerite Gachet au piano », 1890, Kunstmuseum Basel ; « Portrait de Joseph Roulin », 1889, musée Kröller Müller, Otterlo et « Portrait d’Armand Roulin », 1888, musée Folkwang, Essen.

 

My fair lady : une dame «art nouveau»
My Fair Lady est une comédie musicale de 1964, réalisé par George Cukor et interprété par Rex Harrison et Audrey Hepburn. Il s’agit d’une adaptation de la pièce de théâtre musicale du même nom d’Alan Jay Lerner et Frederick Loewe, inspirée de la pièce « Pygmalion » de George Bernard Shaw. Il existe également une version cinématographique britannique de 1938.
Synopsis : l’action débute à Londres, en 1912. Un après-midi pluvieux, à Covent Garden, après avoir quitté l’opéra, un professeur de phonétique arrogant et misogyne, Henry Higgins (Rex Harrison), se vante devant son collègue Hugh Pickering (Wilfrid Hyde-White), de pouvoir apprendre à n’importe quelle femme à parler correctement, au point de se faire passer pour une duchesse lors de la danse annuelle de l’ambassade. La victime toute désignée se trouve dans la même rue. Il s’agit d’une jeune fleuriste nommée Éliza Doolittle (Audrey Hepburn) qui parle avec un fort accent de bas fonds londonien.

 

My Fair Lady a reçu huit Oscars en 1964 : meilleur film, meilleure réalisation (George Cukor), meilleur acteur (Rex Harrison), meilleur son (George R. Groves), meilleure photographie (Harry Stradling), meilleure adaptation musicale (André Previn) , Meilleure direction artistique (Gene Allen et George James Hopkins) et Meilleur création de costumes (Cecil Beaton). Ce sont ces deux derniers prix, costumes et décors, qui nous intéressent ici, inspirés du style Liberty (nom donné à l’Art nouveau français sur l’île britannique). La période où se déroule l’histoire coïncide avec la Belle Époque et l’ère édouardienne qui, contrairement à l’ascétisme et à la rigidité de l’ère victorienne, fut une période marquée par la mode d’Europe continentale, la foi dans le progrès technique et le cosmopolitisme.
Entre 1890 et 1920, partout en Europe, des formes sinueuses, féminines, arrondies et florales, inspirées par la nature, ont été systématiquement appliquées à la création de meubles, de vêtements, de vitraux, d’objets de décoration et d’affiches publicitaires. Évidemment, les décors théâtraux n’ont pas échappé à cette mode qui passa ensuite au cinéma.
Les costumes de Cecil Beaton sont particulièrement intéressants, dans la séquence du Jockey Club. Les personnages y apparaissent vêtus de noir et de blanc, évoquant le cinéma classique. Les femmes ont progressivement pris leur indépendance du patriarcat victorien et se sont battues pour obtenir le droit de vote, ce qui s’est traduit par des jupes descendant jusqu’à la cheville qui offrirent aux femmes une plus grande liberté de mouvement. Les costumes de Cecil Beaton, dans « My fair lady », sont étonnamment extravagants, en particulier pour ce qui est les chapeaux à larges bords, aux formes innovantes, les compléments floraux, les considérables chignons piqués d’énormes plumes, ou les liserés achevés en peau de bête. La direction artistique de Gene Allen et de George James Hopkins a réussi à assembler et à redessiner de façon drastique, les objets en cristal de Lalique, les papiers peints de William Morris, les tissus d’ameublement, les rideaux et les tapis aux motifs floraux typiquement Art Nouveau, les frises décorées et les vitraux de l’hôtel particulier du professeur Higgins, situé dans Wimpole Street, à Londres.

Les autres références aux peintures, aux dessins, à l’orfèvrerie, aux meubles, à l’architecture, au design d’intérieur qui ont pu collaborer à l’esthétique du film sont :

 

  • William McGregor Paxton (États-Unis, 1869-1941). Cherry, 1906, collection privée.
  • George William Joy (Dublin, 1844 - Hampshire, 1925). The Bayswater Omnibus, 1895. Musée de Londres.
  • Ernest Normand (1857-1923). Pygmalion and Galatea (1886). Atkinson Art Gallery and Library.
  • Jean-Léon Gérôme. Pygmalion et Galatée, 1890. Metropolitan Museum of Art, New York.
  • Victor Gabriel Gilbert (1847-1933). Marché aux Fleurs, collection privée.
  • Edmund Charles Tarbell (États-Unis, 1862-1938) The Blue Veil, 1898, Young Museum San Francisco.
  • Arthur Heygate Mackmurdo (1851-1942). Design floral pour papier peint et textile.
  • Arthur Heygate Mackmurdo. Chaise dont le dossier est considéré comme un précurseur du design Art nouveau et du mouvement Arts & Crafts.
  • Charles Rennie Mackintosh. The Wassail for the Ladies Luncheon Room. Miss Cranston’s Ingram Street Tea Rooms, 1900. Collection du musée de Glasgow.
  • Walter Crane. Peacock garden corridor, 1898-1900. Musée des arts appliqués, Budapest.
  • Arthur Lasenby Liberty. Extérieur et intérieur des Grands magasins Liberty & Co, Regent Street, West End, Cité de Westminster, Grand Londres.
  • Charles Robert Ashbee. Bird Brooch, 1902.
  • Charles Robert Ashbee. Suspension. 1902. Or, perles, améthyste et feldspath, William Morris. Dessin pour papier peint « Trellis », 1862. Mouvement Arts and Crafts. Image extraite du livre « William Morris by Himself : Designs and Writings ». Gillian Naylor éditeur. Time Warner Books, Royaume-Uni (2004),
  • John Henry Dearle. Papier peint « Alcaucil » pour William Morris & Co., 1897. Victoria and Albert Museum.

 

« Gatsby le Magnifique » et l’Art Déco.
Gatsby le Magnifique (The Great Gatsby) est une adaptation cinématographique du roman homonyme de Francis Scott Fitzgerald, publié en 1925. La version de 2013 est une production américaine, dirigée par l’Australien Baz Luhrmann, avec Leonardo di Caprio, Tobey Maguire, Carey Mulligan, Joel Edgerton, Elizabeth Debicky et Isla Fisher. En 2014, Catherine Martin a remporté deux Oscars pour la meilleure conception de costumes et pour les meilleurs décors.
Synopsis : Nick Carraway (Tobey Maguire), diplômé de l’Université de Yale et ancien combattant de la Première Guerre mondiale, est un alcoolique dépressif qui est en cure dans un sanatorium pour soigner son alcoolisme. Il nous parle d’un homme nommé Gatsby qu’il décrit comme l’homme le plus optimiste qu’il n’ait jamais rencontré. Son médecin (Jack Thompson) lui suggère d’écrire ses souvenirs dans un journal intime, car, l’écriture produit chez Nick un effet cathartique.

 

Durant l’été 1922, Nick quitte le Midwest des États-Unis pour s’installer à New York, où il accepte un emploi de vendeur d’actions. Il loue une petite maison à Long Island, dans la ville fictive de West Egg, qui est voisine de l’impressionnant hôtel particulier de Jay Gatsby (Leonardo Di Caprio), un mystérieux magnat des affaires, organisateur d’extravagantes réceptions. Nick conduit sa voiture de l’autre côté d’East Egg Bay pour déjeuner chez sa cousine Daisy (Cary Mulligan) en compagnie de son mari, Tom Buchanan (Joel Edgerton). Ceux-ci leur présentent Jordan Baker (Elizabeth Debicki), une joueuse de golf jeune et attrayante, que Daisy essaie de rapprocher de Nick.
Le film « Gatsby le Magnifique » reflète parfaitement la prospérité et le luxe que vécurent les États-Unis dans les années 20, notamment à travers la décoration et les costumes. Dans ces années heureuses, règnent le jazz et le charleston, le glamour et les excès, y compris de l’alcool, malgré son interdiction. Jusqu’au krach boursier de 1929, le pays connut une période inhabituelle de prospérité économique.
Les décors du film sont fortement marqués par les lignes géométriques caractéristiques de l’Art déco, un style apparu en 1920 qui, progressivement, remplaça les lignes sinueuses de l’Art nouveau, perdurant jusqu’aux années 40. L’Art Déco est un style éclectique qui est un mélange de divers mouvements tels que le constructivisme russe, le cubisme, le futurisme italien, l’Art nouveau (déjà mentionné) et le Bauhaus. On peut voir dans les décors les grands lustres à pampilles, une décoration soignée pleine de dorures d’influences cubistes et futuristes et un goût marqué pour les tracés géométriques tels que le cube, la sphère, la ligne droite et les motifs en zigzag.
La découverte de la tombe de Toutânkhamon dans la Vallée des rois, en 1922, par l’archéologue anglais Howard Carter, fit également rentrer l’exotisme dans la décoration. Dans les motifs des tapis, des tissus d’ameublement et des rideaux, on commença à voir des réminiscences égyptiennes, mais aussi hindoues, chinoises, africaines et mésoaméricaines. Parmi les matériaux préférés figurent les métaux tels que l’aluminium et l’acier, les bois comme l’ébène et le bois de rose, et les revêtements en pierres tels que le marbre et le granit. Les meubles étaient souvent recouverts d’une patine dorée ou recouverts de peau de zèbre ou de requin. Le bois laqué était également utilisé dans les plus diverses teintes mais avec une certaine prédilection pour le blanc et le noir.
L’Art Déco, en plus du luxe, était associé au culte de la machine et de la vitesse. Les gratte-ciel, les paquebots et la radio étaient considérés comme les nouvelles merveilles de la modernité. Dans les affiches publicitaires d’Adolphe Mouron (alias A.M. Cassandre), on constate ce culte à la machine moderne. Le film montre également comment les personnages se déplacent dans des voitures de luxe ou des bateaux hors-bords.
Les types de lettres Art Déco utilisés dans l’affiche publicitaire du film s’inspirent des deux polices de caractères les plus utilisées par l’école du Bauhaus : la « Sans-serif » et l’« Architype Bayer » (du nom de son créateur Herbert Bayer). Plus tard, en 1925, Morris Fuller Benton, un typographe américain, créa la police « Broadway » et en 1928, la « Parisian ». Le graphiste et typographe A. M. Cassandre (déjà mentionné ci-dessus) inventa en 1929 la police de caractères « Bifur », utilisée dans l’affiche de « Gatsby le Magnifique ». À l’origine, les lettres n’étaient qu’en noir et blanc. Au fil des années, on leur rajouta de la couleur ainsi que la brillance et la texture du métal.
En plus des décors et de la typographie, il convient de souligner les costumes. L’esthétique garçonne prévaut chez les personnages féminins, dessinant un style de femme portant des jupes courtes, des robes amples avec des plumes, des franges et des transparences, toutes en brillance et en paillettes. Elles étaient très maquillées et exhibaient des cheveux coupés court et « au carré », à la hauteur de la mâchoire et terminant par une mèche, ou plus radicalement, à la « Eton Crop », style qui complétait la coiffure avec des bandes, des turbans et des chapeaux.
Les colliers de perles et les peignes en écaille de tortue incrustée de diamants furent également des accessoires largement utilisés dans les années 20. Ces femmes buvaient, fumaient, dansaient le Charleston, écoutaient du jazz et conduisaient des voitures de luxe à grande vitesse. C’est à cette époque qu’est apparue la petite robe noire de Coco Chanel, que Jacques Doucet inventa le collant chair et pastel, et que Jean Patou développa le concept de « tenue de week-end » pour femme, sous la forme d’un vêtement élégant et pratique qui donnait une grande liberté de mouvement.
Nous allons énumérer ci-dessous les bâtiments, les peintures, les œuvres graphiques, les costumes et les objets décoratifs emblématiques de l’Art Déco qui ont pu influencer la mise en scène et les costumes de Catherine Martin.

 

  • William van Alen : Chrysler Building, gratte-ciel de style art déco situé à New York. Année : 1930.
  • Maurice Ascalon : « The Toiler of the Soil, the Laborer and the Scholar », bas-relief en bronze qui ornait la façade du pavillon de la Palestine juive à l’Exposition universelle de New York, 1939.
  • Jean Jean Dupas : « Histoire de la navigation », Panneau mural décoratif, 1934, verre peint, feuille d’or, argent et palladium, Metropolitan Museum of Art, New York.
  • Erté (Romain de Tiroff) : « Sculpture d’une femme allongée sur un canapé avec un porte-cigarette ». Bronze patiné à la main.
  • Tamara de Lempicka : « Autoportrait dans une Bugatti verte », 1925, huile sur toile, collection privée.
  • Tamara de Lempicka : « Kizette en rose », 1927, huile sur toile, musée d’arts de Nantes.
  • Tamara de Lempicka : « Jeune fille aux gants », 1930, huile sur toile, Centre Georges Pompidou, Paris.
  • Jean Dunand : (1887-1942) « Cabinet de radio », 1930, bois laqué, avec pieds en métal doré.
  • Jean Dunand : « Table à jeux et ses quatre fauteuils escamotables », 1929-1930, bois laqué noir. Collection du château de Gourdon.
  • Adolphe Mouron (A.M. Cassandre) : « Nord Express », affiche publicitaire, 1927.
  • Adolphe Mouron (A.M. Cassandre) : « Normandie », affiche publicitaire, 1935.

 

Il existe une autre version cinématographique de « Gatsby le Magnifique » réalisée en 1974 par Jack Clayton, produite par David Merrick, sur un scénario de Francis Ford Coppola et interprété par Robert Redford, Mia Farrow, Bruce Dern, Karen Black et Scott Wilson. En plus de son lien étroit avec le style art déco, ce long métrage de 1974 porte dans son esthétique, l’évidente empreinte du peintre américain Edward Hopper (1882-1967) dont nous énumérons certaines peintures ci-dessous :

 

  • Gas, 1940, huile sur toile, MoMa, New York.
  • The Long Leg, 1935, The Huntington Library, San Marino, Californie.
  • Railroad Sunset, 1929, Whitney Museum of American Art, New York.
  • The Lighthouse at Two Lights, 1929, huile sur toile, Metropolitan Museum of Art, New York.
  • Room in New York, 1932. Sheldon Memorial Art Gallery and Sculpture Garden, Université du Nebraska.
  • Four Lane Road, 1956, huile sur toile, Whitney Museum of American Art, New York.
  • Saltillo Mansion. 1943, aquarelle sur papier, Metropolitan Museum of Art, New York.

 

Il est également important de mentionner qu’Edward Hopper a marqué de son empreinte picturale d’autres films tels que « Psychose » (1960) d’Alfred Hitchock, dont la maison terrifiante, le Motel de Norman Bates, a été empruntée à l’huile « House by the Railroad » (1925) du peintre américain. On peut en dire autant des paysages désertiques, des stations-service et des fast-foods dépeints par Hopper le long de la mythique Route 66 qui traverse les États-Unis d’est en ouest et qui ont inspirés des road movies connus tels que « Texas » (Wim Wenders, 1984) et « On the road » (Walter Salles, 2012).

 

Bibliographie :
Zama (película)
Joan Munsó Cabús: El cine musical de Hollywood, Vol. II (1945-­-1997). Ediciones Film Ideal, 1997
Ana María Sedeño Valdellós y Enrique Martínez-­-Salanova Sánchez. La influencia de la pintura en el cine. En Cine y Educación. El portal de la Educomunicación.
Lucy Paquette. A Closer Look at Tissot’s «Hush! (The Concert)», en el blog «The Hammock: A novel based on the true story of French painter James Tissot», 2017
La edad de la Inocencia (película). En Wikipedia
Paintings in movies. Blog sobre pintura en el cine
El loco del pelo rojo en Wikipedia
Trucos de película en De lo posible se sabe demasiado (blog). Posteado el jueves 17 de marzo de 2016 por Marian.
Loving Vincent en Wikipedia
Loving Vincent Blog
Sonia Rocha. Con amor, Van Gogh. En Cinema em Movimento (blog). Postado el 16 de diciembre de 2017
Cooke, Alistair. «A very fair lady indeed», publicado en The Guardian el 23 de octubre de 1964
«My fair lady. Película de 1964» en Wikipedia
Hoffman, Anna. «Quick History: Art Nouveau», en «Apartment Therapy». Posteado el 31 de marzo de 2011.
El gran Gatsby (película de 1974) en Wikipedia
El gran Gatsby (película de 2013) en Wikipedia
The Great Gatsby Spotlight on Art Deco. Art Republic Blog. Posteado el 4 de junio de 2013.
Edward Hopper Paintings & The Great Gatsby. A Study of modernist Attributes In Literature and Fine Art. SlideServe.com. Posteado el 1º de agosto de 2014.





 

El gran Gatsby

El gran Gatsby (2013)

 

 

 

 

 

 

 

 

Los Sueños (Kurosawa)

 Los Sueños (Kurosawa)

 

 

 

 

 

 

 

 

The great Gatsby

The great Gatsby (1974)

 

 

 

 

 

 

 

 

Loving Vincent

 Loving Vincent

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lust for life

Lust for life

 

 

 

 

 

 

 

 

 

My fair lady

My fair lady

 

 

 

 

 

 

 

 

The age of innocence

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Un americano en Paris

Un americano en Paris

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Zama (Martel)

Zama (Martel)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

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