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Pièces Détachées


Mexique/France/Espagne, 2007
Réalisation: Aarón Fernández
Scénario: Aarón Fernández
Acteurs: Eduardo Granados, Alan Chávez, Carlos Ceja, Pilar Padilla.
Genre: Drame
Durée: 95 minutes
Date de Sortie: 19 novembre 2008

Note Cinecritic 
Bon

Ivan, un adolescent de 14 ans et son oncle Jaime, revendeur de pièces détachées, rêvent d'émigrer illégalement à Chicago dans l'espoir d'une vie meilleure.
Ayant besoin d'argent pour le passeur, Jaime introduit son neveu Iván dans le milieu du vol de pièces détachées. Bien qu'au début il s'amuse en apprenant les ficelles du métier, Ivan découvre que les intentions de son oncle sont différentes de leurs projets de départ. La trahison de l'oncle approfondit les liens d'amitié entre Iván et son ami Efraín. 
Pièces Détachées traite le sujet du marché illégal de pièces de voitures volées dans la ville de Mexico comme un des aspects qu´acquièrent le sous-monde de la délinquance et le manque d'objectifs qui continue à exister dans les banlieues des grandes villes.  Plus précisément dans les pays latino-américains, ce manque d'objectifs se traduit souvent en l'illusion d'une expatriation prometteuse (à Chicago, dans ce cas ci) qui résoudrait en théorie beaucoup de ces problème endémiques dans lesquels Iván et Efraín sont submergés, comme d'autres jeunes de leur génération.  
Pourtant il existe un côté rebelle en eux, qui n'a pas seulement à voir avec leur privation matérielle mais aussi avec le manque de figure maternelle dans le cas d'Ivan, et de figure paternelle, dans le cas d'Efraín. Pour eux le vol de pièces détachées est une forme de vie en plus d´une excuse parfaite pour un éternel vagabondage qui les jette dans la rue, hors de leurs environnements familiaux.
Même s'ils ne proviennent pas des quartiers les plus pauvres- appelés bidonvilles, villas miseria,  favelas, ou cantegriles, selon le pays desquels ils font parti - ils sont des "chicos de la calle" (gamins de la rue) dans le sens d'appartenir à un milieu sans contention familial et de rester d'une manière ou d'une autre écartés du reste de la société.
"Pièces Détachées est né d'un désir très fort de faire un long métrage avec deux gamins qui feraient les 400 coups ensemble et qui déambuleraient dans la ville de Mexico, dans le milieu des pièces détachées. Je voulais parler de loyauté et de trahison : loyauté et amitié entre les deux gamins et trahison de l'oncle " explique le réalisateur Aaron Fernández dans une interview, mentionnant ainsi, comme en passant,  une des œuvres la plus paradigmatique de la Nouvelle Vague Française: Les 400 coups. Filmée en 1959,  François Truffaut met spécialement emphase sur la volonté de rébellion et indépendance de son protagoniste en opposition à la répression des autorités- étatique, parentale et éducative - qu´il critique férocement.
 
Pour sa part Aarón Fernández a pensé pour Pièces Détachées à une mise en scène avec des espaces naturels sans artificialité dans les décors,  l'engagement d'acteurs non professionnels pour s'incarner dans ses personnages, une illumination naturelle et une utilisation très sobre de la musique. De cette façon on pourrait l'encadrer dans le courant réaliste ou néoréaliste, en suivant la ligne de Le Voleur de Bicyclette (Vittorio de Sica,  1948), ou Les Oubliés (Luis Buñuel, 1950). Ce dernier, par exemple, est le cruel portrait de deux garçons que vivent dans les périphéries de la ville de Mexico pendant les années' 50, refusés par leurs parents et par la société en général. On ne met pas en question l'autorité de l'État, représentée par le directeur de la maison de correction, mais plutôt l'autorité parentale qui ne donne aucun repère étique ou affectif à ses jeunes.  La mise en question se focalise, dans le cas du film de Buñuel, sur la mère de Pedro et sur les parents absents de Jaïbo, tandis que dans Pièces Détachées, l'antagoniste s'incarne presque exclusivement dans l'oncle d'Iván.  Dans Truffaut et Buñuel il y avait un engagement idéologique fortement anti-bourgeois, tandis que dans le film d'Aarón Fernández il n'y a pas d´intention claire de critique politique ou critique sociale. Même en agissant aux marges de la loi, la motivation principale des personnages n'est pas celle de sortir de la misère, puisque pour eux le vol de pièces détachées est presque un jeu d'enfants ou une forme de rébellion adolescente.  La clef de sa vraie motivation est donnée par le même réalisateur: "Je voulais faire un film qui soit du côté de la vie, qu'il y ait ce côté enfantin, un peu anarchique, irrévérencieux,  plein d'insolence (…) On est comme ça quand on a 13-14 ans, surtout quand on n'as pas forcément de repères et qu'on est soi-même son propre repère ".
Dans Pièces Détachées n'apparaît non plus le côté psychologique de ses protagonistes traduit, par exemple, dans une analyse plus profonde de la relation entre Efraín et sa mère. Par contre Buñuel développe amplement, dans Les Oubliés, l'inconsciente relation œdipienne entre Pedro et sa mère grâce à la représentation d'une série de rêves et d'images symboliques qui rapprochent l'œuvre plus vers le surréalisme que vers le réalisme
En définitive, le réalisateur de Pièces Détachées a abreuvé dans de bonnes sources autant pour l'élection du sujet que pour le traitement esthétique du film. Néanmoins, à différence de ses prédécesseurs,  il manque d'un positionnement plus engagé au point de vue idéologique et philosophique.

Adriana Schmorak Leijnse

 

Partes usadas3

 

Partes usadas

 

Partes usadas2

Iván, un adolescente de 14 años y su tío Jaime, revendedor de partes usadas, sueñan con emigrar ilegalmente a Chicago con la esperanza de una vida mejor.
Necesitados de dinero para el pasador, Jaime introduce a su sobrino Iván en el medio del robo de partes usadas. Aunque en un comienzo se divierte aprendiendo los gajes del oficio, Iván descubre que las intenciones de su tío son diferentes al proyecto inicialmente consensuado. La traición del tío afianza  los lazos de amistad entre Iván y su amigo Efraín. 
Partes Usadas trata el tema del mercado negro de la compraventa de autopartes en la ciudad de México como una de los aspectos que adquieren el submundo de la delincuencia y la falta de objetivos que sigue existiendo en los suburbios de las grandes ciudades.  Más precisamente en los países latinoamericanos esta falta de objetivos se traduce muchas veces en la ilusión de una expatriación esperanzadora (en este caso a Chicago) que resolvería en teoría muchos de estos problema endémicos en los que viven sumergidos Iván y Efraín, como tantos otros jóvenes de su generación.  
Sin embargo existe un costado rebelde en ellos, que no sólo tiene que ver con sus carencias materiales sino también con la falta de figura materna en el caso de Iván, y de figura paterna, en el caso de Efraín. Para ellos el robo de autopartes es una forma de vida además de la excusa perfecta para un eterno vagabundeo que los lanza a la calle, fuera de sus entornos familiares.
Aunque no provienen de barrios carenciados -también llamados villas miseria, favelas, chabolas o cantegriles, según el país al que pertenecen- son "chicos de la calle" en el sentido de pertenecer a un medio sin contención familiar y de permanecer de alguna manera marginados del resto de la sociedad.
"Partes Usadas nació de un deseo muy fuerte de hacer un largometraje con dos chicos que harían los 400 golpes juntos y que deambularían por la ciudad de México (…) Quería hablar de lealtad y de traición: lealtad y amistad entre los dos chicos y traición del tío", explica el director Aarón Fernández en una entrevista, mencionando así,  como al pasar,  una de las obras más paradigmática de la Nueva Ola francesa: Los 400 golpes. Filmada en 1959,  François Truffaut pone especial énfasis en la voluntad de rebeldía e independencia de su protagonista en oposición a la represión de las autoridades -estatal, parental y educativa-, a la cual critica ferozmente.
Por su parte Aarón Fernández pensó para Partes Usadas en una puesta en escena con espacios naturales sin artificialidad en los decorados,  la contratación de actores no profesionales para encarnar a sus personajes, una iluminación natural y una utilización muy sobria de la música. De esta manera se podría encuadrar en una corriente realista o neorrealista, siguiendo la línea de Ladrón de Bicicletas (Vittorio de Sica, 1948) o Los Olvidados (Luis Buñuel, 1950). Este último, por ejemplo, es el cruel retrato de dos jóvenes que viven en las periferias de la ciudad de México durante los años '50, rechazados por sus padres y por la sociedad en su conjunto. Allí no se pone en cuestión la autoridad del Estado, representada por el director del correccional de menores, sino más bien la autoridad parental que no presenta ningún referente ético y afectivo a sus jóvenes.  El cuestionamiento se centra, en el caso de la película de Buñuel, en la madre de Pedro y en los padres ausentes de Jaibo, mientras que en Partes Usadas, el antagonista está encarnado casi exclusivamente en el tío de Iván.  Mientras que en Truffaut y en Buñuel había un compromiso ideológico fuertemente anti-burgués, en el filme de Aarón Fernández no hay una clara intencionalidad política o de crítica social. A pesar de actuar en los márgenes de la ley, la motivación principal de los personajes no es la de salir de la miseria, puesto que para ellos el robo de autopartes es casi como un juego de niños o una forma de rebeldía adolescente.  La clave de su verdadera motivación la da el mismo realizador: "Yo quería hacer un filme que estuviera del lado de la vida, que tuviera ese costado infantil, un poco anárquico, irreverente, lleno de insolencia (…) Uno es así cuando tiene entre 13 y 14 años, especialmente cuando apenas se cuenta con referentes y que uno mismo es su propio referente".
Tampoco aparece en Partes Usadas el costado psicoanalítico de sus protagonistas traducido, por ejemplo, en un análisis más profundo de la relación entre Efraín y su madre. En cambio Buñuel desarrolla extensamente, en Los Olvidados, la inconsciente relación edípica entre Pedro y su madre mediante la representación de una serie de sueños y de imágenes simbólicas que acercan la obra más hacia el surrealismo que hacia el realismo
En definitiva, el realizador de Parte Usadas ha abrevado en buenas fuentes tanto para la elección del tema como para el tratamiento estético del filme. Sin embargo, a diferencia de sus predecesores,  carece de una postura más comprometida desde el punto de vista ideológico y filosófico.


Adriana Schmorak Leijnse

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