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Cobertura sobre films argentinos en el BAFICI (2010)



Dans le cadre du BAFICI 12ed les films argentins ont fait parti de la section compétition officielle argentine,  de la section compétition internationale et de l´ouverture du festival. Certains  ayants plus de qualité que les autres obtinrent une invitation du festival de Cannes, du FEISAL et le prix de l'ACCA (Los Labios de Santiago Loza et Iván Fund) ou ont gagné le prix attribué par le FIPRESCI et pour le meilleur film argentin du Festival (Lo que más quiero de Delfina Castagnino). Presque tous d´une façon ou une autre miroitent la société l'Argentine, ses  problèmes, son histoire, ses paysages, son apathie, sa situation sociale, sa manière de faire du cinéma dans le pays, sa manière de comprendre son identité. J'ai résumé ci-dessous ceux qui ont attirés mon attention.

Secuestro y muerte de Rafael Filipelli: le kidnapping d'Aramburu, les "montoneros " (opposants au régime militaire argentin), sa mort, la tentative de récupérer le corps d'Eva Perón, de savoir où son corps se trouvait, le dilemme de repenser l'éthique de se faire justice, la mort. Tout sans le dire. Le film de Rafael Filipelli, s'éloigne de la politique en soi, niant l´association en ne nommant aucun des noms en question, peut-être à cause de la proscription même de l'époque, peut-être pour ne pas politiser l'histoire. Néanmoins, par son travail de mise en place du contexte historique le film annonce tout haut, indéfectiblement, la proposition politique que Beatriz Sarlo, l´une de ses scénaristes, a mis sur papier dans son livre "La pasión y la excepción."

Titre: Secuestro y muerte
Drame, Argentine, 95 min, 2010
Réalisation: Rafael Filipelli
Scénario: Beatriz Sarlo, David Oubiña, Mariano Llinás
Acteurs: Enrique Piñeyro, Alberto Ajaka, Esteban Bigliardi, Agustina Muñoz, Matías Umpiérrez
Photographie: Fernando Lockett
Montage: J'Éloigne Moguillansky
Production: Saula Benavente

Los labios de Santiago Loza et Iván Fund, fait un parcours à travers l'histoire d'un quartier pauvre qui a, récemment, reçu l´aide de trois femmes. S'il y a quelque chose d'intéressant dans cette fiction documentaire, c'est comment les histoires individuelles des protagonistes restent au deuxième plan face au récit sur le travail qu'elles effectuent. Ainsi, la situation extrême dans laquelle vivent les habitants de ce lieu est mise en avant et dramatisée.
Par des informations, la voix en off de Lauchi, est établi un panorama technique sur les conditions des habitants. Ce panorama est accompagné par l´émotion qui peu à peu commence à se développer sur les visages des trois personnages. Si on doit définir quel est l´élément cinématographique qui caractérise cette émotion, cette manière d'exprimer l'angoisse et le rire, on peut dire que ce sont les gros plans. Rien d'étrange pour le cinéma de Santiago Loza, auteur Rosa Patria, ni pour le regard d'Ivan Fund réalisateur de La risa; les deux films ayant été projetés lors de l'édition précédente de ce même festival.

Titre: Los labios
Drame, Argentine, 100' min, 2010
Réalisation: Santiago Loza, Iván Fund
Scénario: Iván Fund, Santiago Loza
Acteurs: Eva Bianco, Victoria Raposo, Adela Sánchez, Raúl Lagge
Photographie: María Laura Collasso
Montage: Lorena Moriconi
Production: Iván Eibuszyc, Santiago Loza, Iván Fund

Gorri, de Carmen Guarini, productrice et directrice de Cine Ojo, nous raconte l'histoire de Gorriarena, peintre récemment décédé qui découvre dans sa peinture une manière inconsciente d'exprimer ses idées. Bien qu´il refuse d´être un peintre social et politique, pour être évidemment beaucoup plus de que ceci, l´on ne peut pas éviter -tout en sachant qui filme et regarde les œuvres de Gorri- de voir une certaine dénonciation sociale et politique dans ses créations. Ce film pose la question utilisant la distance entre l'auteur de l'œuvre et la première du film, de ce qu´en dit l'auteur et ce qu'en diront les spectateurs. Gorri, qui déclame de manière insistante et critique les vérités de sa peinture, reçoit à travers de ce documentaire un hommage par les critiques disciples, qui le redécouvrent.
Cette redécouverte est racontée pas à pas par des scènes intercalés dans la vie du peintre. Ce documentaire s´amuse à mélanger des moments de sa vie avec des moments postérieurs, peut-être pour mettre en avant encore plus la conjonction de l'artiste et de son œuvre.

Titre: Gorri
Documentaire, Argentine, 73 min, 2010
Réalisation: Carmen Guarini
Scénario: Carmen Guarini
Photographie: Carmen Guarini
Montage: Martín Céspedes
Production: Carmen Guarini, La Déception SRL

El recuento de los daños d'Ines d'Oliveira Cézar, raconte l'histoire d'un homme de trente ans qui est en route pour prendre un nouveau poste. Une usine dans laquelle il devra réaliser un audit  sur la productivité afin de l´améliorer, un homme moderne qui comprend qu'il devra congédier des employés pour pouvoir remettre sur pattes cette entreprise. Et lors de cette décision l'interférence de ceux qui s'occupent de l´usine: deux frères traversés par l'histoire argentine, qui se rappellent d´un temps révolu.
Dans ce film il est clair pour le spectateur que les conflits et les solutions leurs seront difficile de décerner à cause des personnages leur niant l´information, réalisant ainsi un procès lent au fur et à mesure duquel ils découvrent les histoires cachées. Ce film dans lequel les mythes grecs sont utilisés comme anticipation et explication, les histoires sont fragmentées afin de renforcer dans chacune des épisodes un mal proposé par la réalisatrice du film : un accident, la perte d'une usine, la gestation d'une relation impossible, la recherche d'une nouvelle identité.

Titre: El recuento de los daños
Drame, Argentine, 79 min, 2010
Réalisation: Ines d'Oliveira Cézar
Scénario: Ines d'Oliveira Cézar, Ana Inés Berard
Acteurs: Eva Bianco, Santiago Gobernori, Marcelo D'Andrea, Agustina Muñoz, Dalila Cebrian
Photographie: Gerardo Silvatici
Montage: Ines d'Oliveira Cézar, Ana Inés Berard
Production: Alejandro Israel, Ines d'Oliveira Cézar

Hacerme Feriante de Juliàn D'Angiolillo est un documentaire qui montre les luttes politiques qui ont lieu à La Salada, la foire de Lomas de Zamora, qui fut déplacée à un autre endroit à cause de la construction d'une route nationale. Le documentaire loin de rechercher la subjectivité, a un regard distant qui parcourt le travail des différents intégrants de la coopérative. Il observe de la même manière les différents politiciens de la municipalité, faisant des promesses et louant les avantages supposés de la foire.
Néanmoins, l'impartialité du film, peut-être pour des questions éthiques,  marque le pas pendant les quelques instants qu´il montre la situation environnemental des fleuves, les conditions de la rivera et l´impact du travail qui y est fait. Tout ce registre est armé avec différents angles de vue, hauteurs et mouvements de caméra qui véhiculent le conflit interne et externe de La Salada.

Titre: Hacerme Feriante
Documentaire, Argentine, 94 min, 2010
Réalisation: Julián d' Angiolillo
Scénario: Julián d'Angiolillo
Photographie: Matías Iaccarino
Montage: Lautaro Colace
Production: Julián d'Angiolillo, Magoya Films

Le cinéaste Enrique Piñeyro réalisateur de Whisky, Romeo Zoulou et Fuerza Aérea Sociedad Anónima dénonce cette fois dans El Rati Horror Show, utilisant divers recours cinématographiques et théâtraux, le mauvais jugement dont sera et est victime Fernando Carrera. Un homme incarcéré et condamné à trente ans de prison, pour être accusé d´avoir renversé trois personnes pendant qu'il fuyait de la traque policière suite à un vol supposé. Cette histoire mis sur pied par la police et par les medias se basant sur des sources officielles pour (des)informer, est raconté par Piñeyro, qui met au jour, dans sa propre investigation, comment Carrera est une victime de plus de la corruption de la police et de la corruption et la négligence régnante au sein de la justice. Piñeyro démontre l'innocence de Carrera, à travers de questions évidentes et des recours simples qui mettent encore plus en évidence la mauvaise prédisposition des juges qui étaient en charge du cas. De cette façon il explique à ces pantins inertes, et ce n´est pas un hasard qu´ils sont littéralement représentés comme des petits pantins, tous les indices clairement visibles que le cas offrait permettant de le résoudre avec célérité. Pour toutes ces raisons El Rati Horror Show, est un film qui doit être vu, afin de se mettre au courant d'une version beaucoup plus crédible que la version officielle.

Titre: El Rati Horror Show
Documentaire, Argentine, 86' min, 2010
Réalisation: Enrique Piñeyro
Codirection: Pablo Tesoriere
Scénario: Enrique Piñeyro
Acteurs: Enrique Piñeyro, Germán Cantore, Cecilia Rossetto
Photographie: Soleil Lopatín
Montage: Germán Cantore
Production: Enrique Piñeyro, Pablo Tesoriere, Pablo Galfre, Aquafilms

Los actos cotidianos de Raúl Perrone, est très différent de son film précédent présenté lors de l´édicion précédente du Bafici, Bonus Track, et ressemble plus à Graciadió  et Peluca y Marisita racontant l'histoire de deux frères et de leur manière d'élever leurs enfants. Dans un contexte où le travail manque et le monde est dominé par les medias de masse, le réalisateur, s'introduit dans leur vie pour filmer l'intérieur de la maison de Bebo et Sole pour y voir l'oisiveté non recherchée, pour déceler dans leur environnement quotidien la vie intérieure des protagonistes. Ce documentaire réaliste qui montre le manque d'une figure paternelle, contient seulement deux scènes à l´air libre que symbolisent avec l'unique sourire de Sole cette liberté tant désirée, cette "bouffée d´oxygène" qui manque tant.

Titre: Los actos cotidianos
Documentaire, Argentine, 82 min, 2010
Réalisation: Raúl Perrone
Scénario: Raúl Perrone
Acteurs: Soledad Aguilera, Adrien, María Galván
Photographie: Raúl Perrone et Bernardo Demonte
Montage: Petite aigrette de Pedro
Production: Les envies que je te désire, SCCDF Digitaux, Atelier DCRP, Enecine.

Lo que más quiero de Delfina Castagnino  raconte une histoire d'amitié construite dans des moments difficiles et de ce fait une amitié vraie. Ainsi les deux amies traversent des situations qu'elles doivent surmonter avec des tempos différents. La protagoniste arrivant au sud a derrière elle une relation rompue après quatre années. Elle retrouve- là où vit sa meilleure amie qui vient de perdre son père- un espace de repos et un endroit où apprendre à connaître de nouveaux chemins à parcourir. Ce personnage incarné par María Villar est secondé par Pilar Gamboa, qui va devoir grandir d´un coup quand elle prend charge de la scierie de son père suite à la tragédie familiale.
Cette histoire évitant le piège de la narration larmoyante, saisit l´opportunité pour raconter  de manière très poétique la vie de ces deux adolescentes, construisant les personnages à travers la photographie,  le rythme des plans et la très bonne interprétation des deux actrices.

Titre: Lo que más quiero
Drame, Argentine, 76' min,  2010
Réalisation: Delfina Castagnino
Scénario: Delfina Castagnino
Acteurs: Pilier Gamboa, María Villar, Esteban Lamothe, Leonardo Castañeda
Photographie: Soledad Rodríguez
Production: Iván Eibuszyc, Felicitas Soldi

Por Jimena C. Trombetta
Hacerme Feriante
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El Rati Horror Show
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Los actos cotidianos
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Lo que más quiero
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