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10º Festival International de Cinéma de Las Palmas


Du 6 au 14 mars 2009

Un pari sur le cinéma d'avant-garde

Le festival de cinéma de Las Palmas fête ses dix ans, et cette maturité se voit. C'est un festival qui a augmenté de taille petit à petit avec un objectif clair: devenir  un écran ouvert au monde où nous pouvons voir et écouter des histoires différentes, indépendantes et qui ne font pas parti des circuits commerciaux. Une fenêtre sur d'autres mondes, sur d'autres cultures et d'autres voix qui nous rapprochent des réalités d'autrui. C'est une opportunité de connaitre et découvrir de nouvelles choses non seulement pour les amoureux du cinéma et les critiques, mais aussi pour le public en général qui se rapproche de la salle Monopol, située dans le centre ville de Las Palmas, avec une curiosité débordante.
Le point de départ de ce festival est une section officielle risquée et hétérogène qui reflète les courants esthétiques les plus non-conformistes et qui défend l'expérimentation artistique par-dessus tout. Et cela se voit dans le palmarès,  dont le prix suprême, la Lady Harimaguada d'Or, cette année a été donné au film de l´Américain Sean Baker, The Prince of le Broadway. Ce film fut montré pendant les derniers jours du festival et était la surprise qui fit changer le cap des décisions du jury. Ce récit sur l'autre visage de New York, celle des immigrants illégaux, dans ce cas précis des faussaires qui gagnent leur vie comme ils peuvent, obtint que le spectateur s´engage pleinement dans le quotidien des deux protagonistes, dans les difficultés qu´implique vivre hors de la loi et leur environnement et leurs relations.
Le reste des prix octroyés le furent en accord avec l'objectif du festival, comme le film Aquelle querido mês de agosto, du réalisateur portugais Miguel Gomes, qui a gagné le Prix Lady Harimaguada d'Argent, en plus du Prix José Rivero du Meilleur Nouveau Réalisateur pour être un film innovateur et un récit vif. Ce film, mélange de documentaire et de fiction,  a lieu dans un village au Portugal en plein été quand y affluent, lors des fêtes, les forains et beaucoup d´émigrés à la recherche de travail. Dans un environnement festif, avec des orchestres, des amours adolescents, de la boisson et des histoires familiales qui cachent des drames, ce réalisateur nous présente des personnages qui parviennent à nous captiver avec leurs histoires personnelles. Un film dans un autre, l´équipe du film même tourne dans le village en nous racontant d'autres histoires encore. Le prix de la Meilleure Actrice fut attribué à  Kim Kkobbi et celui du  Meilleur Acteur à Yang Ik-june, les protagonistes principaux du film Ddongpari (Breathless), de Yang Ik-june (Corée du Sud). Dans ce film le réalisateur et acteur interprète un gangster violent qui change d'attitude et affronte un passé dévastateur grâce à sa relation avec une étudiante qui arrive a lui grâce à sa propre histoire personnelle. Concrètement ce réalisateur voulait montrer la violence dont on souffre dans le sein familial de la part du chef de famille dans la société coréenne, une violence qui est normalement cachée, qui est vécu à l'intérieur des portes des maisons et dont on ne parle pas.  C'est pourquoi il a semblé important à ce réalisateur de la montrer, parce qu'il croit que c'est l'unique forme d´en finir avec. Le film français Un Lac, de Philippe Grandieux, déjà sortie en salles,  remporta le prix de la Meilleure Photographie et le prix Spécial du Jury de par sa contribution artistique.  Et il faut aussi mentionner le film qui a le plus  plu au public, le japonais Gururi Non Koto (All around us) de Ryosuke Hashigushi. Le jury populaire, composé de 30 personnes, a  décidé en faveur de ce film pour sa manière d'aborder la complexité d'une société comme la Japonaise et pour sa réflexion claire sur le manque de communication, le rythme accéléré de la vie, les luttes de pouvoir au travail, la violence, les abus des mineurs, la dépression et les secrets familiaux.
La section officielle contenait aussi d'autres films qui ont attirés l'attention, bien que ceux-ci n´ont pas étés récompensés. Comme c'est le cas de Filmefobia, une expérience que mena à bien le réalisateur brésilien Kiko Goifman, qui dans le cadre de son investigation sur la peur exposa différentes personnes à leurs phobies. Il les soumit à des situations franchement violentes et il les a mis sur film, de cette façon le spectateur peut partager l'aversion et l'angoisse que ces personnes ressentaient. Ce réalisateur estime que l'unique forme d'affronter ses peurs est de s'exposer à eux, et pour ce motif il a fait ce documentaire, bien que une partie du public dut sortir de la salle avant la fin.
Une autre des fonctions des films est de rapprocher le public des réalités d'autres pays, comme c'est le cas des séquestrations qu'on vit en Russie, où disparaissent sans laisser de traces à peu prêt 30.000 personnes par an. Et ainsi l´exprime le réalisateur russe Kirill Serebrennikov dans son film Yuriev Den (Yuri's day). Ou simplement, comme a commenté le metteur en scène indépendant américain Andrew Bujalski, le rôle du cinéma est d´observer la vie à travers l'histoire quotidienne, prémisse qu'il mit en œuvre dans son film Beeswax, avec laquelle il participa à la section officielle. La touche finale de cette section a été mise par le réalisateur centenaire portugais Manoel d'Oliveira avec son moyen-metrage Singularidades d'Uma rapariga loura (Singularités d'une jeune fille blonde), une adaptation d'un récit de l'écrivain Eça de Queirós. Avec sa marque particulière, cette légende vivante du cinéma nous présente quelques personnages contemporains, mais qui pensent et agissent comme s´ils vivaient il y a un siècle, il nous montre une société hypocrite qui se nourrit de critères religieux et économiques. Ce qu'Oliveira prétend est critiquer la société contemporaine et, plus concrètement, la bourgeoisie. Ce cinéaste est si important dans l'histoire du cinéma que ce festival n´a pas voulu laisser passer inaperçu son impressionnant parcours et pour son œuvre  lui a octroyé le prix Spécial 10ème Anniversaire,  que pour des raisons de santé Oliveira n´a pas put recevoir en personne, mais il fut représenté par son neveu Ricardo Trêpa, protagoniste dans ses dix derniers films.
Une autre des sections importantes de ce festival est la section informative, qui est né comme complément  de la section officielle pour faire de la place pour plus de films et mieux comprendre vers où va le cinéma en ce moment. Celle-ci se structure en trois sous-sections: Nouveaux réalisateurs, Panorama - une sélection de films indépendants qui ont étés tournés l´année dernière et qui ont déjà été montrés dans des autres festivals -, et Points chauds, cinéma émergent de non fiction qui se fait en Brésil. Ce type de festivals donne l'opportunité de découvrir de nouveaux réalisateurs, qui surprennent avec des créations qui sont au niveau de ceux des réalisateurs déjà reconnus. Comme c'est le cas dans cette édition qui nous a fait connaître deux promesses du cinéma: la réalisatrice catalane Ona Planas et le réalisateur chinois Wang Yiren. Cette réalisatrice s´est risqué à l´adaptation de l'œuvre du célèbre écrivain Enrique Villa Matas, Le voyage vertical. Un roman qui raconte le voyage intérieur de Federico Mayol, un homme de 72 ans, qui après avoir passé toute sa vie avec sa femme, s´entend dire qu'elle n´en peut plus et qu´il doit partir de la maison. Il ne comprend pas, mais il décide de s'embarquer dans un voyage pour essayer de se recomposer et c'est cette aventure qui l´emmène à se connaître, à découvrir qui il est, et aussi à s'approcher de la culture, quelque chose qui fut interdit à sa génération. Pour tourner ce "tout à recommencer" de Federico Mayol, la réalisatrice Ona Planas a pu compter sur toute la confiance et la liberté de l'auteur du roman. Une autre des créations qui a ému, tant le public comme la presse spécialisée, a été le documentaire Utopie, du journaliste et réalisateur chinois Wang Yiren. Ce réalisateur nous ouvre les portes d'une communauté de handicapés mentaux et physiques qui vivent dans une communauté dans la province de Jilin. Au jour d'aujourd'hui ces exclus de la société ont démontré que le rêve de Mao est possible, puisqu'ils sont parvenus à être autosuffisants, vivre de leur travail et de s'entraider. Wang Yiren nous fait connaître en profondeur cette communauté utopique, les personnes qui y vivent, leur quotidien, leurs vies, leurs difficultés, leurs amours, leurs haines... Comme le dit Wang Yiren "la réalité dépasse toujours la fiction."
Dans la section informative Panorama il faut mettre en évidence le dernier film du réalisateur reconnu chinois Jia Zhan-Ke, 24 city, un nouveau document dans lequel il enquête sur la transformation industrielle qu´est en train de vivre son pays au cours des dernières décennies et comment ceci affecte la population.  Le festival, qui suit avec attention le parcours de ce cinéaste chinois depuis cinq ans, a voulu lui rendre hommage en lui accordant le prix Spéciale 10º Anniversaire.
Dans la section Panorama le travail du journaliste André Rubio a aussi attiré l'attention. Il a filmé le procès de transformation d'un petit village perdu dans les montagnes de Guadalajara, Campillo de Ranas qui est devenu un village médiatisé et internationalement connu. Tout ceci suite à l'approbation, par le parlement espagnol, de la loi des mariages gays en juin de 2005. Cette loi a généré un grand boycott de la part de quelques maires et c´est à ce moment de crispation que le maire de ce petit village de 50 habitants, Francisco Maroto, a dit haut et fort  qu´il était gay et qu'il s´est marié. Ce documentaire Campillo sí, quiero montre une réalité sociale qui n´est pas bien vu et qui se cache et démontre aussi comment grâce à la visibilité et au courage de quelques politiciens, activistes et militants on arrive a faire des pas en avant.
Un autre moment fort a été la Section Spéciale dont deux films ont moissonné une grande participation du public: Confessions of a shopaholic, du réalisateur australien P.J. Hogan - connu par ses films Le mariage de Muriel et Le mariage de mon meilleur ami - et Mentiras y gordas, des réalisateurs espagnols Alfonso Albacete et David Menkes, un film qui vient de sortir en Espagne et qui a battu tous les records des entrées en salles, et qui est une reflexion sur les inquiétudes et les sentiments des jeunes.
Comme dans tous les festivals ne peuvent pas manquer les rétrospectives et dans cette édition le Festival de Cinéma de Las Palmas a voulu mettre en avant le cinéma argentin des dernières années, dans laquelle on a pu voir les productions de cinéastes établis mais aussi de jeunes talents émergents. Sans laisser de côté des noms aussi connus que Lucrecia Martel, Pablo Trapero, Martín Rejtman, Adrien Caetano y  Lisandro Alonso, cette rétrospective s'est focalisée sur l'oeuvre de Mariano Llinás.
Un autre des cycles, En transit: Berlin-Paris-Hollywood rassemble ces réalisateurs qui sont partis  de Berlin, originaires de Vienne, pour leur majorité, ont fait escale à Paris, où ils tournèrent quelques films, et après sont allés à Hollywood. Leurs motifs furent diverses, de raisons purement économiques jusqu'à des raisons politiques liés à l'ascension au pouvoir de Hitler en 1933. Cet exile ou le simple passage généra une circulation fructifiant de talents, de Max Ophuls à Fritz Lang et de Robert Siodmak à Wim Wenders. Ce festival a aussi exploré l'espace qui existe entre le court métrage cinématographique et le vidéo-art: documentaires, pièces expérimentales, essais, journaux et toutes les formes qui favorisent la nouvelle culture du audiovisuel digital, ceci se matérialisant à travers le cycle D - Génération, nouvelles expériences souterraines du non fiction espagnol, qui fut organisé en collaboration avec  l'Institut Cervantes.
Le critique de cinéma Adrián Martín, co-auteur du grand livre-symptôme de la nouveau cinefilia, Movie Mutations, avec la rédaction de la revue digitale Rouge dont il fait parti, a voulu apporter son grain de sable en organisant le cycle Teenage Wildlife. Les protagonistes sont les adolescents, une jeunesse caractérisée par son ingénuité, idéalisme, humour, son rejet de la tradition, sa dépendance de l'érotisme et sa conscience de se croire injustement traités. Et pour soutenir cette idée se projetèrent les films suivants: À tout de suite, de Benoît Jacquot, France, 2004; Daehakno-Yeseo Maechoon-hadaka Tomaksalhae Danghan Yeogosaeng Ajik Daehakno-ye Issda (Teenage Hooker Became Killing Machine in Daehakro) de Nam Ki-Woong, Corée, 2000;  Le départ  (Jerzy Skolimowski, Belgique, 1967); Nous, elles les enfants du XXème siècle, (Vitali Kanevski, France, 1994); Prinzessin, (Princesse,  Birgit Grosskopf, Allemagne, 2006); Suburbia de Penélope Spheeris, États Unis,1984; Shushu Ne montes pas, (All About Lily Chou-Chou, Shunji Iwai, Japon, 2001); De bruit et de fureur de Jean-Claude Brisseau, 1988; Wassup Rockers de Larry Clark, États-Unis, 2005 et En kärlekshistoria (A Swedish Love Store, Roy Anderson, Suède, 1970).
De plus le Centre de Culture Contemporaine de Barcelone organisa le cycle Le cinéma pense l'art: itinéraires à travers les procès créatifs qui explore l'intimité des procès créatifs, et  recherche les itinéraires du cinéma à l'art et de l'art au cinéma. Ce cycle inclut des pièces signées par des maîtres comme Pasolini, Godard, Renoir, Farocki, Akerman, Delvaux, Man Ray, Warhol et Cocteau. Et, finalement, le cycle dédié à l'oeuvre du californien Craig Baldwin (Sacremento, États-Unis, 1952) l´un des directeurs qui a le plus travaillé sur ce qui se dénomme le cinéma d'appropriation. Ses films sont comme une espèce de collages, basés sur d'antiques films fantastiques, du cinéma de propagande ou des annonces propres à la télévision, et abordent des sujets comme l'impérialisme en Afrique, la conquête de l'Amérique ou la paranoïa américaine.
Comme ça ne pouvait pas manquer à appel, le festival a une section dédiée à la production cinématographique qui se développe dans les îles, dénommé Forum canari. Dans cet espace furent projetés, parmi d´autres, deux long-métrage de très bon niveau: le film d'horreur Non-Do, d'Elio Quiroga et la comédie dramatique Tú eliges de la réalisatrice, scénariste et actrice Antonia San Juan.
Et, parce qu´il est impossible de capter avec des paroles la diversité de cet événement culturel, il me reste seulement à nommer la présence à ce festival du célèbre acteur suisse Bruno Ganz, à qui fut attribué la Lady Harimaguada d'Honneur, en reconnaissance de son parcours  cinématographique et théâtral. Cet acteur, qui a travaillé sous les ordres de grands réalisateurs comme Werner Herzog, Peter Stein, Francis Ford Coppola, Theo Angelopoulos, Wim Wenders et Eric Rohmer, est surtout connu pour son superbe interprétation d'Aldolf Hitler dans Der Untergang. Malgré sa brillante carrière c'est un homme humble, simple et disponible qui enchanta tant le public canari que la presse.
 
Fátima Santana Mahmut

 

Andrew Bujalski
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Beeswax
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Yuri´s day
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Un lac
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Ricardo Trêpa
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