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Mars- Avril 2018

Les grands esprits (El buen maestro) et Jusqu´à la garde (Custodia compartida)

 
   

 Les grands esprits ("El buen maestro") de Olivier Ayache-Vidal

Réalisation et scénario: Olivier Ayache-Vidal
Acteurs: Denis Podalydès, Abdoulaye Diallo, Léa Drucker
Genre : comédie dramatique
Nationalité: 2017, France

"Les grands esprits" s´insère dans une série de films très intéressants, tournés en France pendant les dernières années, qui abordent, d´une façon critique, le sujet de l´éducation et concrètement de l´apprentissage scolaire dans les banlieues. C´est le cas de " Entre les murs " (" La clase ") de Laurent Cantet, " Les héritiers " (" La profesora de historia ") de Marie-Castille Mention-Schaar ou " La Cour de Babel " de Julie Bertuccelli, pour citer seulement quelques exemples. Le cinéma n´échappe pas à la crise générale de l´éducation et aux problèmes d´inégalités qui en découlent entre élèves aisés de bonnes écoles et ceux qui sont victimes de situations plus défavorisées familiales, économiques et sociales, devant se contenter de se former dans des collèges de banlieue, où ils sont, en grande partie, voués à l´échec.
Olivier Ayache-Vidal signe son premier long métrage avec " Les Grands esprits ", en abordant cette problématique mais, lui, le fait sous une forme de comédie dramatique. Le résultat s´avère plus que satisfaisant. L´humour et une certaine ironie sont très présents tout au long du film. Le réalisateur raconte comment un professeur  agrégé de lettres au lycée parisien d´Henri IV, connu pour son élitisme bourgeois, est muté en banlieue. A sa grande surprise, après avoir prêché, devant une fonctionnaire du Ministère de l´Education, que la solution pour augmenter le niveau des élèves des banlieues, serait d´y envoyer des professeurs de haut niveau, François Foucault, qui a trop parlé, est envoyé dans un collège très problématique des alentours de Paris, devant abandonner son cocon parisien d´Henri IV et ses petites habitudes d´intellectuel branché. Obligé d´accepter la mutation, François redoute le pire.
Si le scénario est un peu prévisible (leçon de vie des élèves défavorisés, élève rebelle qui se transforme, humanisation du professeur élitiste), le film reste une belle et sensible comédie amusante, critique envers le système éducatif et très bien interprétée par le grand acteur Denis Podalydès. Même si le sujet n´est pas extrêmement original, " Les grands esprits " possède, ainsi, des atouts évidents qui font qu´on puisse le voir avec plaisir parce qu´il n´abandonne jamais ni la délicatesse ni le traitement sympathique et fraternel envers les élèves du lycée de banlieue. Sans oublier, la justesse du portrait psychologique du professeur, très réaliste dans ses réactions, ses maladresses, ses opinions et son évolution personnelle. Une description qui convainc, sans aucun doute, grâce, en grande partie, à la maîtrise interprétative de Denis Podalydès. Un film qui transmet une énergie très positive, sans abandonner jamais la problématique de l´histoire.
Sortie en V.O.S.E, le 13 avril
 
 

"Jusqu´à la garde" ("Custodia compartida") de Xavier Legrand

 

 

Réalisation et scénario: Xavier Legrand

Acteurs: Denis Ménochet, Léa Drucker, Thomas Gioria

Genre : drame

Nationalité: 2017, France

 

Le premier film de Xavier Legrand aborde le thème de la violence conjugale, la garde partagée et le droit parental, en mettant le spectateur sous tension. " Jusqu´à la garde " est un véritable coup de poing. On en sort choqué et impressionné parce que Legrand réussit à nous transmettre magistralement ce climat de peur, de douleur et d´impuissance qui traverse toute l´histoire. Criant de vérité et d´honnêteté dans son traitement juste et délicat du drame qui parcoure tout le film, " Jusqu´à la garde " raconte, sans artifice, avec une simplicité apparente, mais très travaillée, en même temps, l´histoire d´un couple qui divorce. Pour protéger son fils d'un père qu'elle accuse de violences, Miriam en demande la garde exclusive. La juge en charge du dossier accorde une garde partagée au père qu'elle considère bafoué. Pris en otage entre ses parents, Julien va tout faire pour empêcher que le pire n'arrive. Xavier Legrand met en route une histoire extrêmement douloureuse, déchirante et tragique en partant de la peur comme le sentiment qui domine toute l´histoire. On assiste à la peur de l´homme qui voit comment sa femme et ses enfants veulent fuir de lui et comment lui-même, poussé par le désespoir, suscite chez les autres cette terreur. Une femme, horrifiée et traumatisée par un ex-mari violent, duquel elle ne veut rien savoir. Des enfants qui vivent cette déchirure familiale, sous une tension permanente. Tout nous mène à une histoire qui ressemble à un thriller où le suspense et la terreur sont clé dans ce film qui avance, grâce à un scénario exquis et sobre, à un rythme parfait. Legrand fait en sorte que le spectateur retienne son souffle jusqu´à la dernière minute. Mais, il aborde le sujet, d´une façon profonde, avec une grande intelligence, une critique sociale et une analyse psychologique très aigüe des problèmes de violence dans les couples et la manipulation ou la douleur qui se produisent lors de certaines séparations dramatiques. Il ne s´agit pas d´un thriller superficiel qui fait passer un bon moment et qu´on oublie après mais d´un film puissant, engagé et sensible, qui va nous bouleverser et nous émouvoir. Les interprétations de Denis Ménochet, Léa Drucker et le jeune Thomas Gioria sont brillantes, en transmettant la peur, la terreur et l´angoisse avec ses regards et ses visages, criants de vérité. Un film remarquable.

Sortie en V.O.S.E, le 20 avril

 

 

Carmen Pineda

 buen maestro

El buen maestro

 

 

 

 

 

Jusqu´à la garde

Jusqu´à la garde

 

 

 

 

 

 

 
 
 

 

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